Les améliorations de Médiatis Région Aquitaine

Avec plus de 13000 milles au compteur, Médiatis Région Aquitaine a parcouru plus de la moitié de la planète depuis sa mise à l’eau en janvier 2004. Les expériences sont nombreuses et diversifiées : une transat en solitaire, une transat en équipage, un Grand Prix et le Défi Petit Navire. Une année pour se faire une petite idée des points forts et des postes à améliorer sur l’hydraplaneur.

La pertinence du double gréement et des redans …

L’hydraplaneur révèle de bonnes qualités en mer. Dans les conditions les plus difficiles, Médiatis Région Aquitaine garde de bonnes réactions. La structure est fiable et ne montre aucun point de rupture. Aucune pièce n’est à renforcer. Le double gréement favorise l’évolutivité.

Lorsque le bateau est passé au planning, il a enregistré de très bonnes moyennes de vitesse (pour rappel, Médiatis Région Aquitaine signe la plus belle performance de la Transat Québec - Saint-Malo en avalant 535,1 milles en 24 heures).

… Une efficacité à optimiser

Afin de favoriser le passage au planning de Médiatis Région Aquitaine, la chasse au poids est engagée et le plan de voilure modifié…

 

Objectif poids : gagner 700 kg

Pour alléger l’ensemble, chaque poste de l’hydraplaneur a été pesé, étudié, et parfois transformé :

Le moteur : le moteur est retiré pour les records. On gagne ainsi 200 kg, en incluant l’arbre et l’hélice. Une batterie NIMH (Nickel Métal Hybride), développée par la SAFT et couplée au système de gestion d’Accuwatt, assure l’énergie nécessaire au groupe électrogène qui ne pèse que 14 kg.

Le trampoline, les lattes de grand’ voiles, les bouts : chaque élément est passé au peigne fin. Le filet en spectra est allégé de 35 kg, certains bouts sont dégainés, les lattes sont en tubes carbone époxy ; sur chaque poste, on gagne des grammes, voire des kilogrammes...

Les dérives : elles ont été réduites d’un mètre, exclusivement pour les records.

Les safrans : les casques de safrans ont été retirés et leur fixation modifiée. En navigation, le safran peut être incliné du cockpit. Cette amélioration permet de régler l’assiette du bateau.


Objectif voilure : optimiser la surface

Un nouveau grand gennaker
Dit «code 5», il sera monté en tête de mât grâce à un nouveau capelage et amuré sur un bout dehors nouvellement installé : la surface passe de 150 m2 à 220 m2.

Les autres voiles d’avant
La plus grande de 150 m2 a été légèrement retriangulée avec des points de tire modifiés : elle peut ainsi devenir une voile de près dans le petit temps. A cette allure, la surface de voilure peut être augmentée à l’avant de 80 m2.

La voile d’avant de 70 m2, elle, pourra être portée au vent et a été optimisée pour le près venté. Un nouvel outrigger permet un réglage adapté aux allures rapides.

Les grand’voiles
Chaque grand’voile fait 6 m2 de plus, soit 123 m2. Le total des deux grand’voiles s’élève maintenant à 246 m2.

Au grand portant, Médiatis Région Aquitaine pourra porter le code 5, une voile d’avant au vent et les deux grand’voiles, soit 536 m2 de surface.

Auparavant, le maximum de surface offert était de 390 m2. Selon l’allure, le plan de voilure gagne de 86 à 146 m2. De plus, l’optimisation des points de tire autorise une meilleure exploitation de la puissance du plan de voilure.

Hydrodynamique

Ventilation du redan : un décrochement latéral est fixé à la verticale du redan. Il crée un espace qui permet à l’air de pénétrer plus facilement sous la coque par les côtés… de quoi favoriser le passage au planning.


Confort à bord

Excepté un petit pare-brise de protection du barreur, fixé sur le roof, l’aménagement intérieur reste extrêmement simple, chasse au poids oblige…